
Notre programme
Nos 10 priorités pour le mandat 2026-2031
1. Pour une gestion transparente du budget municipal
2. Garantir pleinement le fonctionnement de la démocratie locale
3. Pour une ville inclusive en direction des personnes vulnérables
4. Rattraper le retard pris dans la modernisation des écoles
5. Renforcer les services et les transports dans le Haut-Montreuil
6. Mettre un terme à l’urbanisation débridée
7. Adapter espaces et bâtiments publics au réchauffement climatique
8. Favoriser l’accessibilité des équipements sportifs et culturels
9. Engager un plan ambitieux de promotion de la santé
10. Renforcer les moyens consacrés à la sécurité des habitants
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1. Pour une gestion transparente du budget municipal
>> Lancer un audit indépendant du budget municipal qui s’élève à 271M€.
Les finances de la ville sont fragiles et ses marges de manœuvre réduites. La
taxe foncière a été augmenté à deux reprises en 2022 et 2024, dans le même
temps, les tarifs municipaux ont connu une augmentation significative de 30%
en moyenne (cantines scolaires, activités périscolaires).La dette de la ville
quant à elle s’élève à plus de 208M€ (soit 1.800€ / habitant).
>> Revoir les dépenses excessives ou non essentielles. Le budget dédié à
la communication municipale par exemple, qui représente environ 2M€ et
finance un journal municipal bimensuel de 30 pages mais aussi des campagnes
d’affichage répétées ou des évènements coûteux comme la semaine des vœux
du Maire.
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>> Créer une commission de suivi des engagements constituée d’habitants
tirés au sort et volontaires, ayant pour objectif de vérifier la conformité des
réalisations de l’équipe municipale au regard de ses engagements de
campagne. Les habitants doivent être informés de l’utilisation des ressources
financières de notre ville
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>> Fonder la politique de recrutement des agents municipaux sur le seul
critère des compétences professionnelles. Montreuil emploie plus de 2.000
agents répartis dans 70 services municipaux qui couvrent environ 120 métiers
différents. Proscrire les liens financiers entre la ville et les partis politiques
nationaux, ainsi que les recrutements municipaux à caractère politique
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>> Permettre aux agents municipaux de bénéficier de parcours professionnels
sécurisés et promouvoir un plan de transformation des agents en contrat à
durée déterminée (CDD) vers des contrats à durée indéterminée (CDI).
Favoriser les modalités de leur intégration au sein de la fonction publique
territoriale et engager également un plan d’amélioration de leurs conditions de
travail
>>Faire de la prévention et de la santé au travail une priorité municipale en
recrutant un médecin du travail.
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>> Garantir le taux d’emploi des personnes handicapées au sein des
services municipaux et le maintien dans leur emploi et assurer la
transparence des statistiques dans ce domaine. La loi demande aux
employeurs publics et privés un taux minimum d’emploi de 6% de personnes en
reconnaissance de la qualification de travailleur handicapé (RQTH)
>> Garantir la transparence et l’équité dans les procédures d’attribution
des marchés publics et des contrats passés par la ville
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>> Procéder à un audit du Fonds de dotation « Montreuil Solidaire » créé en
2015 et présidé par le maire, dont le fonctionnement problématique fait l’objet
en 2021 de fortes réserves de la Chambre régionale des comptes d’Ile-de￾France (CRC). La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a
été saisie par nos élus municipaux MOVICO afin d’obtenir les bilans et comptes
de ce fonds, dont les montants ne sont pas publiés de manière régulière et
détaillée
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2.Garantir pleinement le fonctionnement de la démocratie locale
>>Respecter l’indépendance du fonctionnement des associations localeset renforcer le rôle de garant du Conseil de la vie associative, (CVA), en matière de politique municipale d’attribution des subventions sur la base de règles neutres et impartiales dans le cadre du fonctionnement du Fonds de dotation « Montreuil solidaire ». Stabiliser le fonctionnement du CVA qui est aujourd’hui entravé
>>Revaloriser le rôle des conseils de quartier ainsi que celui des élus référents de quartier, qui deviendront adjoints à la maire afin d’être mieux positionnés dans les décisions et les arbitrages budgétaires au sein de l’équipe municipale
>>Garantir le droit d’expression des élus de l’opposition municipale et créer un conseil municipal des jeunes doté de véritables responsabilités et de moyens de fonctionnement
>>Prévoir une règle de limitation du cumul des indemnités des élus qui exercent plusieurs mandats au sein de la mairie, l’intercommunalité Est￾Ensemble et les divers organismes pour lesquels Montreuil désigne ses représentants (syndicats intercommunaux par exemple)
>>Donner de nouveau droits aux habitantes et aux habitants dans leur relation à l’administration municipale avec la mise en place de la médiation
>>Faire respecter les principes de laïcité dans l’espace public et ne pas chercher à instrumentaliser politiquement les lieux de cultes. Les pratiques religieuses doivent pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions matérielles d’accueil et de sécurité, conformément aux lois de la République
>>Mener un inventaire de la politique mémorielle et des commémorations,associant notamment les établissements scolaires, le musée de l’Histoire vivante (Parc Montreau) et le musée national de l’Histoire de l’immigration (Paris Porte Dorée). Les habitants de Montreuil appartiennent en effet à différentes communautés que la ville se doit de respecter, au regard de leurs sensibilités et de leurs histoires​
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3. Pour une ville inclusive en direction des personnes vulnérables
>>Construire un plan d’action avec les partenaires publics et privés afin
d’organiser la ville pour ses habitants en situation de handicap ou de
dépendance. Les espaces de vie ne sont pas suffisamment adaptés, en termes
de logements, immeubles sans ascenseurs ou avec ascenseurs régulièrement
en panne ou revêtements de sols glissants. La loi du 11 février 2005 sur
l’accessibilité des espaces et bâtiments publics doit être mise en œuvre de
manière volontariste dans la ville
>>Rétablir le fonctionnement du service municipal d’aide au maintien à
domicile (SAAD) supprimé par la mairie en mars 2025 (budget de 200.000€).
Promouvoir la création d’un réseau local d’aide aux aidants (ou Maison des
aidants) avec les associations et les bénévoles et identifier des lieux de répit et
de garde d’enfants adaptées
>>Doter la ville de moyens permettant d’assurer un accompagnement
individuel des personnes en situation de handicap qui représentent 12% de
la population, auxquels il faut ajouter les aidants et les fratries. La Mission
handicap est mobilisée sur un large spectre de leur vie quotidienne, en termes
d’accessibilité des espaces et des équipements publics mais aussi d’accès à
l’emploi, la santé, le logement ou l’information. Réactualiser collectivement la
charte Montreuil Handicap conçue en 2006 et demander au Conseil
départemental de Seine-Saint-Denis d’ouvrir une antenne délocalisée de la
Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)
>>Renforcer la mise en réseau des services et des établissements médico￾sociaux (EMS). Ces structures avec ou sans hébergement implantées à
Montreuil sont nombreuses et prennent en charge les personnes âgées
(EHPAD) ainsi que les personnes en situation de handicap (enfants et adultes)
>>Mettre en place des mesures de soutien aux familles monoparentales,
en lien avec la Caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis (CAF).
Montreuil recense environ 7.000 familles monoparentales dont une majorité est
constituée de mères seules avec enfants, confrontée à des difficultés
spécifiques (garde d’enfant, précarité financière)
>>Conforter le fonctionnement du Centre communal d’action sociale et
notamment son service de domiciliation, qui permet aux personnes sans
domicile stable de disposer d’une adresse administrative pour recevoir leur
courrier et accéder à leurs droits sociaux
>>Mettre en place un accueil de jour solidaire pour les personnes sans
abri, proposant des services et des horaires adaptés à leurs besoins comme un
accompagnement aux droits sociaux, une bagagerie, une lingerie, des toilettes
>>Mobiliser les équipes du CCAS dans les actions visant à lutter contre le
non-recours aux droits sociaux. Développer les démarches et méthodes
proactives de type « aller vers », favorisant la réintégration dans le droit
commun des habitants en situation de grande précarité
4. Rattraper le retard pris dans la modernisation des écoles
>>Investir dans la modernisation des écoles afin de combler le retard
accumulé. Montreuil compte 52 établissements primaires, dont 25 écoles
élémentaires et 27 écoles maternelles. Des travaux devront être engagés en
matière notamment d’isolation thermique, d’insonorisation et de végétalisation
des cours des écoles. Il conviendra aussi de doter les écoles des équipements
pédagogiques modernes et performants nécessaires à l’éducation des enfants
>>Remettre à plat les tarifs des cantines scolaires en concertation avec la
communauté éducative : l’augmentation continue de ces tarifs pénalise en
effet un nombre grandissant de familles
>>Revoir l’alimentation des enfants dans le cadre des cantines scolaires.
Près de 8.500 repas sont distribués chaque jour dans les écoles. Un plan
d’action sera engagé sur le coût et la qualité des repas, la gestion du temps du
déjeuner et un approvisionnement en circuit court prioritairement auprès des
associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) implantées à
Montreuil
>>Remettre à plat les tarifs des cantines scolaires en concertation avec la
communauté éducative : l’augmentation continue de ces tarifs pénalise en
effet un nombre grandissant de familles
>>Promouvoir un plan de revalorisation des animateurs périscolaires et
des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) en termes
de formation, parcours professionnel et revalorisation salariale. Montreuil
compte 47 accueils périscolaires (accueils de loisirs associés aux écoles). Le
taux de rotation de ces professionnels est très élevé, en raison notamment de
fréquentes démissions liées au manque de reconnaissance de leur travail
>>Améliorer l’accueil des enfants en situation de handicap au sein des
structures d’accueil du jeune enfant (EAJE) comme les crèches, haltes￾garderies ou dispositifs multi-accueil, dans le cadre de critères d’admission
prioritaires définis avec les acteurs concernés au sein de la Commission
d’admission des modes d’accueil (CAMA)
>>Dans un contexte national où les violences à l’école deviennent enfin
visibles, renforcer les prises en charge sécurisées des enfants sur les
temps scolaires et périscolaires, dans le cadre de la prévention des violences
notamment sexuelles. Mieux former les personnels afin de pouvoir mieux
détecter ces violences, définir des protocoles de signalement, contrôler leur
application et garantir le droit à l’information des parents
>>Dynamiser le partenariat entre les acteurs institutionnels (Education
nationale, Département, Région) et l’écosystème montreuillois constitué de
nombreuses associations culturelles, sportives ou de soutien scolaire.
Concernant les jeunes « décrocheurs » du système scolaire, mieux identifier les
facteurs qui conduisent à ce décrochage. Par ailleurs, les éducateurs sportifs
peuvent effectuer un accompagnement adapté conduisant aux filières de
formation aux diplômes d’Etat dans le domaine du sport
>>Lutter contre la déscolarisation en obtenant la labellisation de Montreuil
comme « Cité éducative », qui favorise une meilleure continuité éducative en
associant les écoles, le périscolaire, les associations et les équipements
culturels et sportifs. Notre ville doit garantir à sa jeunesse un écosystème
éducatif lisible et cohérent.
>>Œuvrer pour l’implantation sur le territoire d’une école de la 2ème chance.
5. Renforcer les services et les transports dans le Haut-Montreuil
>>Associer véritablement les habitants à la conception et la mise en œuvre
des projets de quartier. Montreuil compte cinq Quartiers prioritaires de la
politique de la ville (QPV), majoritairement situés dans le Haut-Montreuil :
Branly-Boissière, La Noue, Bel Air/Grands Pêchers/ Ruffins – Morillon. Le
contrat de ville 2024-2030 de Montreuil comporte 75 projets pour une
enveloppe de 900.000€
>>Accompagner durablement les parents et les enfants, à l’occasion de
l’ouverture de l’école élémentaire Méliès sur le quartier de La Boissière à la
rentrée scolaire 2026
>>Soutenir les commerçants et contribuer à l’installation de nouveaux
commerces dans le Haut-Montreuil, en les associant à un plan de
redynamisation économique, particulièrement au sein des quartiers démunis
des Morillons et des Ruffins. Plusieurs locaux commerciaux sont actuellement
inutilisés au sein de la zone d’aménagement concerté de La Boissière (ZAC)
>>Encourager l’implantation de maisons de santé pluridisciplinaires
(MSP), de cabinets médicaux conventionnés ainsi que de laboratoires
d’analyse médicale dans le Haut-Montreuil. L’accès aux soins a été dégradé
avec la fermeture du centre municipal de santé Tawhida Ben Cheikh (CMS), qui
avait été créé en 2011 aux Grands Pêchers. Ses moyens ont été transférés en
centre-ville à l’occasion du regroupement en 2020 de plusieurs CMS au sein de
la Tour ALTAIS
>>Promouvoir l’ouverture d’une Maison France Santé dans le Haut￾Montreuil. Ce nouveau type de structure de soin conventionné est ouvert cinq
jours sur sept, comporte a minima un médecin généraliste et un infirmier,
permet d’obtenir des rendez-vous dans un délai de 48 heures et participe à la
permanence des soins ambulatoires (PDSA)
>>Défendre l’arrivée du tramway T1 aux quartiers des Ruffins. Le
prolongement du T1 de Bobigny à Val-de-Fontenay est prévu en deux phases,
de Noisy-le-Sec à la rue de Rosny à Montreuil puis de la rue de Rosny à Val-de￾Fontenay. Sur le 1er tronçon, les tramways devraient commencer à rouler en
2028 avant de rejoindre le terminus en 2030
>>Accélérer le prolongement de la ligne 1 du métro vers les quartiers des
Grands Pêchers et des Murs à Pêches (démarche d’enquête publique
jusqu’en 2028), afin de l’achever en 2032 et non en 2034 comme officiellement
prévu
6. Mettre un terme à l’urbanisation débridée
>>Limiter la densification urbaine avec des règles plus exigeantes dans le
Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) et les faire respecter en matière
d’espaces verts et de protection de la nature
>>Veiller au respect de l’encadrement des Loyers et développer le bail
solidaire (SOLIBAIL) pour répondre à la crise du logement
>>Procéder à un audit du budget de l’Office public d’HLM Est-Ensemble
Habitat, qui gère 26.000 logements sociaux et dont les difficultés génèrent une
forte insatisfaction parmi les locataires
>>Engager un plan de rénovation du parc social locatif dégradé. La
situation est en effet préoccupante dans certains quartiers comme Montreau–
Morillon ou la Cité de l’Espoir. Les habitants à La Noue-Clos français
connaissent une situation hallucinante la nuit tombée, privés d’éclairage public,
chauffés partiellement dans leurs appartements et confrontés aux rats qui
circulent entre les barres d’immeubles
>>Poursuivre la rénovation des foyers de travailleurs migrants (FTM) en
associant véritablement ses résidents qui demandent la préservation des lieux
de vie collective comme les salles communes et les cantines.
>>Favoriser les liens avec les associations de proximité qui interviennent
au sein des FTM. Ces associations contribuent notamment aux démarches
d’accès aux droits en direction des résidents (retraite, santé, emploi,
apprentissage du Français)
>>Engager avec les habitants et les commerçants la préparation du
chantier de rénovation de la rue de Paris
>>Mobiliser notre ville sur le projet de rénovation de la Porte de Montreuil,
actuellement porté par la seule ville de Paris alors qu’il va impacter les habitants
des deux côtés du périphérique sur l’un des espaces les plus pollués de
l’agglomération parisienne. La version actuelle du projet comporte notamment
la destruction des espaces verts existants et la bétonnisation des pentes
arborées du périphérique. La Mairie du 20ème arrondissement de Paris a
d’ores-et-déjà annoncé un calendrier : réalisation des espaces publics (2026-
2030), construction d’immeubles (2027-2029) et reconstitution de la recyclerie
sur la place (2030-2031)
7. Adapter espaces et bâtiments publics au réchauffement
climatique
>>Promouvoir des projets urbains végétalisés à la hauteur de l’ampleur du
réchauffement climatique. Ainsi, la rénovation de la Croix-de-Chavaux ne
répond pas suffisamment aux enjeux à venir (2050 = 50°C), en termes de
végétalisation de ce carrefour qui reste très minéral. Le coût de rénovation
annoncé à 8M€ est en réalité bien plus élevé
>>Geler les projets de construction sur les terres agricoles et établir un
diagnostic de la situation. Montreuil est une ancienne terre agricole dont il
reste des parcelles qui permettraient de relancer l’agriculture urbaine, à la
condition de veiller à la dépollution des sols. Le maintien des espaces de nature
en ville est indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique. Le
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a
démontré que les îlots de chaleur urbain (ICU) vont s’intensifier avec des
risques avérés pour la santé. Les populations fragiles ainsi que les populations
défavorisées en seront les plus impactées
>>Développer de nouveaux espaces verts dans la ville en complément des
trois parcs actuels (Guilands / Montreau / Beaumonts). La surface arborée par
habitant à Montreuil (19m²) est inférieure à celle des villes de taille équivalente
(48m²)
>>Informer les riverains sur les sites industriels et leurs risques
environnementaux. Plusieurs sites de ce type inquiètent les riverains qui
demandent l’accès aux analyses réalisées pendant les travaux de dépollution.
C’est le cas du site désormais fermé de la Société Nouvelle d’Eugénisation des
Métaux SNEM (rue des Messiers), en raison de ses activités polluantes et de
sa proximité avec des écoles. Le projet de construction de 36 logements
sociaux en 2026 devra être examiné au regard de la contamination des sols par
des solvants chlorés. C’est également le cas de l’ancienne friche industrielle
EIF (Essuyage d’Ile-de-France) dans le quartier des Murs à pêches (MAP) ou
de l’ancienne entreprise Berthollet située rue Etienne Marcel, spécialisée dans
le traitement et le revêtement des métaux
>>Préserver et dépolluer le site des Murs à pêches (MAP) qui couvre 34
hectares de jardins, friches et murs historiques. La surface protégée des MAP
est aujourd’hui de 8,5 hectares classés depuis 2003 au titre des « sites et
paysages ». A l’origine, près de 50 hectares étaient considérés comme protégés
mais ont été requalifiés en grande partie en zone urbanisable ou réserve
foncière. Un classement du site en zone agricole protégée (ZAP) pourrait
permettre de mieux protéger cet espace exceptionnel
>>Soutenir un projet de formation et d’insertion professionnelle des
jeunes sur le site des MAP en lien avec les associations. Il pourrait prendre
la forme d’un espace d’accompagnement des jeunes autour de l’apprentissage
des métiers de l’artisanat. Cette maison des jeunes serait construite via un
chantier-école valorisant les ressources locales
>>Promouvoir le lycée des métiers et de l’horticulture Jeanne Baret (16 rue
Paul Doumer), établissement public spécialisé dans les formations horticoles et
paysagères, en lien avec la Société régionale d’horticulture de Montreuil
(SRHM) qui préserve et valorise le patrimoine horticole des MAP
8. Favoriser l’accessibilité des équipements sportifs et culturels
>>Développer une politique sportive qui favorise l’insertion sociale et le
développement économique. Le sport permet de mobiliser des publics
éloignés des circuits classiques de l’emploi, notamment les jeunes des quartiers
prioritaires de la politique de la ville (QPV). Les « académies d’insertion »
comportent ainsi des programmes où la pratique d’un sport de haut niveau est
conditionnée par un suivi de formation ou de recherche d’emploi
>>Encourager la formation aux métiers du sport, dans le cadre du
financement de brevets d’éducateurs sportifs pour les jeunes et créant un vivier
de coachs locaux. Travailler avec les associations affiliées à une fédération
sportive pour développer les parcours qualifiants
>>Renforcer l’accessibilité de la programmation des équipements
culturels pour les jeunes, comme celle du Théâtre des Roches (19 rue
Antoinette) qui est dédiée aux arts vivants, aux pratiques amateurs et aux
spectacles pour tous les publics. Redynamiser le fonctionnement du Café La
Pêche (16, rue Pépin) dans une démarche active d’éducation populaire auprès
des jeunes
>>Renforcer l’accessibilité de la programmation des équipements
culturels pour les jeunes, comme celle du Théâtre des Roches (19 rue
Antoinette) qui est dédiée aux arts vivants, aux pratiques amateurs et aux
spectacles pour tous les publics. Redynamiser le fonctionnement du Café La
Pêche (16, rue Pépin) dans une démarche active d’éducation populaire auprès
des jeunes
>>Prévoir un plan de mise en accessibilité des installations sportives. La
réunion annuelle d’athlétisme organisée à Montreuil par exemple n’est pas
accessible aux spectateurs en fauteuil
9.Engager un plan ambitieux de promotion de la santé
>>Faire de la santé mentale des jeunes une forte priorité (cause nationale
de santé publique 2025/2026), avec l’ouverture d’une structure de type Maison
des adolescents (MDA) en lien avec le centre de psychopathologie de l’enfant
et de l’adolescent ouvert en 2023 sur le quartier de la Boissière et les Centres
médico-psychologiques (CMP)
>>Renforcer les actions de santé auprès des jeunes notamment dans le
domaine de la prévention des drogues et des addictions, dont l’addiction
numérique. Lutter également contre le harcèlement scolaire et le
cyberharcèlement
>>Agir davantage sur la résorption de l’habitat insalubre et la lutte contre
le saturnisme infantile, non seulement au niveau des habitations construites
avant 1949 mais aussi des sols pollués à proximité des structures d’accueil de
la petite enfance (écoles, crèches). Les inspecteurs du Service communal
d’hygiène et de santé (SCHS) doivent être davantage soutenus, notamment vis-
à-vis des bailleurs privés et sociaux. La stabilisation des effectifs de ce service
est indispensable à la réussite de cette politique
>>Préserver le fonctionnement des Centres municipaux de santé (CMS) qui
emploient 90 agents municipaux et proposent une offre de soin diversifiée en
médecine générale, médecine spécialisée, soins paramédicaux et dentaires.
Les soins sont conventionnés, sans dépassement d’honoraires avec application
systématique du tiers-payant. La fermeture par l’équipe municipale actuelle du
CMS Tawhida Ben Cheick en 2020 a eu un impact désastreux aux Grands
Pêchers
>>Améliorer et renforcer le fonctionnement et l’accessibilité de la Maison
médicale de garde (MMG) située Boulevard Rouget de L’Isle, qui assure la
permanence des soins ambulatoires à Montreuil (PDSA)
>>Promouvoir l’hôpital public intercommunal André Grégoire qui demeure
financièrement fragile avec un déficit de 3M€ (2023) et fait l’objet à ce titre d’un
suivi régulier par la Cour des Comptes
>>Renforcer les partenariats avec les acteurs de santé, dans le cadre
notamment du contrat local de santé (CLS) signé en mai 2025 avec les acteurs
institutionnels (ARS, Préfecture, Département, Inspection académique, CPAM),
le centre hospitalier André Grégoire (CHI), l’Etablissement public de santé Ville￾Evrard, Est-Ensemble, l’Union nationale de familles et amis de personnes
malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM), la Communauté
professionnelle territoriale de santé (CPTS) et le réseau périnatal Naître dans
l’Est Francilien (NEF)
>>Développer les actions sport - santé, en s’appuyant sur le réseau des
infrastructures sportives et les associations. Montreuil est investie
notamment dans le dispositif « Prescri’Pass » proposé par l’Agence régionale
de santé (ARS), qui propose des séances d’activité physique adaptée gratuites
(APA) aux habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
Répondre à un appel à projet permettant d’obtenir le label Maison Sport-Santé
(MSS) pour une structure située dans le Haut-Montreuil
10. Renforcer les moyens consacrés à la sécurité des habitants
>>Faire de la propreté des rues et des espaces publics une priorité, alors
que la situation dans ce domaine constitue une préoccupation majeure des
habitants, confrontés à une chaussée à la fois sale et dangereuse, en particulier
pour les personnes âgées ou en situation de handicap. Certains quartiers sont
aujourd’hui dans un état d’abandon et de quasi-délabrement (rue Saint-Antoine
par exemple)
>>Mettre en place un moratoire sur le stationnement payant et engager une
réflexion sur le plan de circulation, ainsi que sur le volume actuel notoirement
insuffisant des places de stationnement dans certains quartiers de la ville. Le
stationnement payant en centre-ville représente une difficulté vis-à-vis de
certaines catégories de population comme les personnes âgées pour faire leurs
courses ou participer aux activités (mise en place de zones bleues, gratuité de
la première heure)
>>Mieux maîtriser le dispositif de vidéoprotection qui compte environ 275
caméras sur 46 sites municipaux et des caméras installés dans l’espace public.
Le comité de vidéoprotection composé d’élus, habitants et experts devra se
réunir de régulièrement et pouvoir traiter également de questions de
déontologie en matière de sécurité publique
>>Lutter contre les violences conjugales, intrafamiliales et sexuelles et
renforcer le soutien à la Maison des femmes Thérèse Clerc. Le scandale de
violences sexuelles survenu en 2025 dans l’hôpital de Montreuil nécessite une
vigilance constante. Doter la ville d’un numéro d’appel court géré par la police
municipale, dédié aux appels d’urgence et aux situations de crise
>>Privilégier une politique de prévention de la délinquance dès le plus
jeune âge, notamment dans le cadre des actions de sensibilisation dans les
écoles et valorisation du rôle des gardiens d’immeuble en matière de dialogue
et de médiation au quotidien avec les habitants
>>Soutenir les bailleurs sociaux pour recruter des gardiens d’immeuble
afin de redonner une place centrale à la présence humaine notamment dans les
quartiers en politique de la ville
>>Renforcer le service de médiation sociale et promouvoir le travail en
transversalité
>>Renforcer les moyens humains de la police municipale, qui ne compte
actuellement que 10 policiers sur 25 postes budgétés. Nous souhaitons nous
donner les moyens de constituer une véritable police de proximité
>>Améliorer la formation et l’équipement des policiers municipaux. Les
agents disposent d’un armement composé de pistolets à impulsion électrique,
aérosols incapacitants et bâtons de défense télescopique (BDT). La question
de l’évolution de l’équipement de la police municipale est posée et toute
modification de la doctrine actuelle fera l’objet d’une consultation formalisée des
habitants dans le cadre d’un référendum


